Les plastiques à usage unique bannis des restaurants de l’UE d’ici 2030
L’Union Européenne (UE) s’est entendue cette semaine sur une interdiction des contenants en plastique à usage unique dans les restaurants et cafés de son territoire d’ici au 1er janvier 2030, peut-on lire dans le journal suisse Le Temps.
L’interdiction vise les aliments et boissons consommés sur place. L’usage des polyfluoroalkylés (PFAS, aussi appelés « polluants éternels ») est ainsi restreint, et les contenants en papier et en carton restent quant à eux autorisés. La législation interdit également à partir de 2026 l’ajout intentionnel dans les emballages alimentaires de PFAS, qui sont notamment omniprésents dans les boîtes de pizzas.
Sont également bannis à même échéance d’autres contenants plastiques à usage unique, comme les petites dosettes de sauces. De même, les sacs en plastique ultralégers devront disparaître.
Cet accord fait partie du « pacte vert » européen, qui vise à réduire le volume total de déchets de l’UE : l’objectif de réduction est de 5% par rapport à 2018 d’ici 2030, puis de 10% en 2035 et 15% d’ici 2040.
10% d’emballages réutilisables
Tous les emballages dans l’UE devront en outre être recyclables à partir de 2030 et effectivement recyclés d’ici 2035. Estimant que recycler ne suffit pas, la législation fixe des niveaux de réemploi (réutilisation ou recharge possible) des emballages pour divers secteurs d’ici à 2030.
La restauration a fait l’objet de tractations sous la pression d’un lobbying des géants de la restauration rapide et de l’industrie papier, qui vantaient les mérites écologiques des emballages cartons, recyclables ou issus de forêts durables, par rapport au plastique ou au réemploi – qui selon eux exigerait d’utiliser plus d’eau et d’énergie.
Alors que l’UE fixait initialement des objectifs d’emballages réutilisables pour les boissons et aliments à emporter, ces cibles contraignantes disparaissent de l’accord final. Au final, les restaurants devront simplement « s’efforcer » d’atteindre 10% d’emballages réutilisables, mais seront en revanche tenus d’accepter les contenants apportés par les clients.
Avant d’entrer en vigueur, cet accord doit désormais être confirmé formellement par les États de l’UE et par le Parlement européen.
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